Le spectre de Khadafi hante toujours l’ONU

Le colonel Khadafi et sa veuve

Rai Al-Youm – Jeudi 20 septembre

Pourquoi la veuve de Khadafi a besoin d’une décision du Conseil de sécurité de l’ONU pour rendre visite à sa fille et ses petits enfants au Sultanat d’Oman ?

Nous avons ressenti de la colère et de l’impuissance en découvrant que Safia Farkash, la veuve du colonel Muammar Khadafi, avait révélé dans une lettre que des organisations internationales continuaient à lui causer du tort jusqu’à aujourd’hui car elle était la veuve de l’homme qui a « déchiré la charte des Nations-Unies ».

Elle a révélé que « les institutions onusiennes tentaient de l’empêcher de voir sa fille et ses petits enfants de manière provocante et inhumaine ». Sa description est juste et c’est peut-être son éducation qui l’a empêchée d’en dire davantage.

Nous sommes au summum de l’inhumanité quand Madame Farkash a besoin d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU pour étudier sa demande de visite à sa fille Aïcha et ses petits enfants résidant actuellement dans le Sultanat d’Oman. Réunion demandée par le gouvernement de son pays comme dernier ressort, alors que leurs vies sont désormais menacées.

Menace-t-elle vraiment la sécurité et la paix dans le monde ?

Nous ignorons quel crime a commis cette veuve pour devenir un danger menaçant la paix dans le monde et qu’elle ait besoin d’une réunion du Conseil de sécurité pour rendre visite à ses petits enfants, alors qu’elle n’a jamais fait de politique et est restée dans l’ombre pendant plus de quarante ans.

La Libye a été victime d’une décision du Conseil de sécurité qui a donné le feu vert à l’OTAN pour y intervenir militairement. Cette intervention a fait plus de trente mille morts, détruit les infrastructures du pays, déplacé plus de trois millions de Libyens qui vivent dans des circonstances désastreuses dans les pays voisins, et conduit au détournement de plus de 500 milliards de dollars appartenant au peuple libyen, tout en laissant le champ libre aux milices armées qui tuent et détruisent, au point que le Président américain Obama a déclaré n’avoir rien regretté durant ses deux mandants si ce n’est cette décision d’attaquer la Libye.

Pourquoi le Conseil de sécurité ignore-t-il les massacres qui se passent actuellement en Libye ?

La décision de renverser le colonel Muammar Khadafi n’a pas été prise à cause des massacres qu’il a commis envers son peuple ; cela n’était qu’un prétexte. Elle a été prise car il s’opposait à l’Occident colonisateur, à l’occupation israélienne et soutenait la résistance. Il voulait renforcer l’unité africaine par le développement, les investissements et le commerce entre les Etats africains. Il avait mis de côté une partie des richesses de la Libye pour émettre le « dinar africain » comme substitut aux monnaies occidentales (l’euro et le dollar), ce que les archives françaises confirment. Elles soulignent aussi l’implication du Président Sarkozy et du Premier ministre britannique David Cameron dans ce renversement. Silvio Berlusconi, l’ex-Premier ministre italien, a d’ailleurs témoigné pour l’histoire à ce sujet.

Quelle honte pour le Conseil de sécurité d’interdire à une femme dont le pays a été démantelé géographiquement et démographiquement par ce même conseil, qui a légitimé son agression et sa destruction pour en faire un Etat failli, de visiter sa fille et ses petits enfants après avoir perdu son mari et sa partie. Sans oublier que deux de ses enfants sont enterrés dans des endroits inconnus et que trois autres sont toujours derrière les barreaux.

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