Hezbollah : première armée du Moyen-Orient ?

Pourquoi les militaires israéliens reconnaissent que l’armée du Hezbollah est la plus forte du Moyen-Orient après la leur ?

Rai Al Youm – Samedi 25 août 2018

A Rai Al Youm, nous n’avons pas été surpris par le fait qu’un haut-gradé de l’armée israélienne considère le Hezbollah comme la plus forte armée du Moyen-Orient après l’armée d’occupation, car cette armée a défait à elle seule l’armée israélienne à deux reprises au Sud du Liban : la première en 2000, quand elle l’a contrainte à se retirer car ses chefs étaient incapables de faire face à une guerre d’usure, la deuxième en juillet 2006, dont nous célébrons le douzième anniversaire.

Ces jours-ci, il est significatif que les exercices de l’armée israélienne se concentrent exclusivement autour d’une guerre déclenchée par les forces du Hezbollah pour mettre la main sur le Nord de la Palestine occupée et envoyer des missiles sur les villes israéliennes.

Une opération de désinformation ?

La brigade du Golan, qui est considérée comme une des plus importantes de l’armée d’occupation, a terminé un exercice d’une semaine entière simulant une confrontation avec le Hezbollah, quelques semaines après que les unités blindées israéliennes ont terminé des exercices très complets dans la région de Galilée, proche de la frontière libanaise.

Le journal Yediot Aharonot a cité des rapports militaires israéliens disant que le Hezbollah avait obtenu un nouvel arsenal d’armes de pointe incluant des équipements de vision nocturne, du matériel électronique anti-drones et des missiles pouvant être équipés de têtes de plus d’une demi-tonne d’explosifs, sans oublier des centaines de drones.

Comment les armées étatiques arabes sont sorties du jeu ?

Il est paradoxal que les exercices militaires de l’armée israélienne se concentrent sur le Hezbollah et ignorent les autres armées arabes, car ces dernières sont sorties des considérations militaires israéliennes après que leurs gouvernements ont baissé les bras et normalisé leurs relations avec Israël. Ils l’ont fait passer du rang d’ennemi à celui d’allié ; certains participent même à des exercices militaires avec l’armée israéliennes, sous le patronage des Etats-Unis.

Hassan Nasrallah n’a pas exagéré dans son dernier discours en déclarant que l’armée du Hezbollah était la plus forte de la région. Ses critères ne sont pas les avions de chasse, le nombre de chars, de blindés et de soldats, mais l’efficacité au combat, la capacité à prendre la décision de mener une guerre, la foi en le sacrifice et la victoire, et le désir de trouver le martyr. C’est pourquoi les dirigeants de l’armée israéliennes tremblent de peur et enchaînent les exercices militaires en prévision du pire et par peur d’une défaite encore plus lourde que celle de juillet 2006.

Lien vers l’article original

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*