La France veut sa part du gâteau après avoir soutenu le terrorisme en Syrie

Bachar Al Assad et Emmanuel Macron

La France et les pays occidentaux ont soutenu la violence et le terrorisme en Syrie mais ce pays voit enfin le bout du tunnel d’après l’éditorial de Rai Al Youm

Rai Al Youm – mercredi 20 décembre

Macron fait les yeux doux à Al Assad et prépare le terrain pour lui parler ainsi qu’à ses représentants

Alors que le Président français Emmanuel Macron reconnaissait la victoire du Président Bachar Al Assad en Syrie et que la communauté internationale serait « contrainte » à discuter avec lui après la défaite de l’ « Etat islamique » en février prochain, le Président syrien a violemment attaqué la France en déclarant qu’elle « a financé le terrorisme et l’opposition syrienne politique et armée », avant d’ajouter :  « Qui soutient le terrorisme n’a pas le droit de parler de la paix ».

Le Président français brandit le drapeau blanc et reconnait la victoire de l’axe russo-syro-iranien ainsi que la défaite du projet occidental américain pour la Syrie. Il prépare le terrain à l’ouverture de canaux de dialogue avec le Président Al Assad et le gouvernement de Damas afin que la France et ses alliés aient leur part dans le « gâteau » de la reconstruction, qui devrait démarrer dans les mois prochains.

Bachar Al Assad attaque violemment la France

En face, Bachar Al Assad est de plus en plus confiant. Voilà pourquoi il a violemment attaqué la France et a demandé à la délégation emmenée par le Docteur Bachar Al Jaafary de se retirer de la huitième session des négociations de Genève, qui se sont terminées par un échec. La délégation officielle syrienne a refusé de négocier directement avec la délégation de l’opposition tant qu’elle ne retirait pas l’article demandant la démission d’Al Assad du communiqué qu’elle a publié avant de quitter Riyad.

Le Président Al Assad, comme le montrent ses déclarations lors d’une rencontre avec une délégation économique russe, ne considère pas seulement que la délégation de l’opposition à Genève ne représente aucune frange du peuple syrien, mais aussi que ses membres ne représentent parfois même pas eux-mêmes. Beaucoup pensent que des pans entiers du peuple, en Syrie ou à l’étranger, partagent cet avis et critiquent l’opposition syrienne peut-être davantage que le fait Al Assad.

Comment expliquer ce paradoxe ? Pourquoi le Président syrien mise sur Sotchi et refuse Genève actuellement ?

La France et les pays occidentaux, avec à leur tête les Etats-Unis, ont soutenu la violence et le terrorisme en Syrie mais quand les explosions ont touché le cœur de leurs villes, ils ont commencé à changer de politique et la guerre contre le terrorisme est devenue leur priorité.

Le mois de février prochain sera peut-être un des plus importants dans l’histoire de la crise syrienne. Le Président Macron prévoit la défaite finale de « l’Etat islamique » puis l’ouverture de canaux de communication avec le gouvernement syrien et le Président Bachar Al Assad. Ce n’est sans doute pas un hasard si les dirigeants russes ont choisi ce mois (février) pour organiser la conférence du dialogue syrien à Sotchi. Le représentativité devrait y être plus large, avec la présence de diverses tendances de l’éventail politique, social, tribal, ethnique et religieux. Cette conférence sera le substitut « durable » aux négociations de Genève.

Ce que m’a dit un collègue rentrant d’Alep et Damas il y a quelques jours

Un collègue égyptien marié à une Syrienne vient de rentrer d’un voyage à Damas, Alep, Homs et Lattaquié, au cours duquel il a rencontré certains de ses beaux-frères. Il m’a dit que le calme et la stabilité régnaient dans la plupart de ces villes. Il m’a affirmé que la vie suivait son cours et que les initiatives de reconstruction individuelles débutaient, notamment à Alep. Elles sont entreprises par des familles qui sont rentrées ou se préparent à le faire.

J’ai entendu les mêmes impressions d’amis et de connaissances syriens, dont la plupart n’ont aucun lien avec la politique.  Ils ont visité le pays de manière rapide et parlent d’un retour prochain. Certains d’entre eux étaient des opposants féroces au régime au début de la crise.

La Syrie n’est pas un Etat « chassant » ses habitants comme certains autres pays arabes ; comme le Liban et l’Irlande. Les Syriens sont très attachés à leur terre et nous ne serions pas étonnés d’assister dans les prochains jours à un retour des émigrés.

Le Président Al Assad s’est montré enthousiaste au sujet du dialogue syrien à Sotchi, qu’il a décrit comme comportant des axes clairs en rapport avec la constitution et les élections législatives et présidentielles, libres et transparentes, qui doivent suivre. Il s’agit donc d’un nouveau départ s’appuyant sur la démocratie, l’évaluation, l’égalité, la coexistence et la loi ; du moins c’est ce que nous espérons.

Le généreux peuple syrien qui nous est cher a vu la mort, les expulsions, la destruction et il mérite la stabilité, la sécurité, la dignité et la liberté. On dirait bien qu’il va l’obtenir dans un futur proche… Seul Dieu le sait.

Lien vers l’article original 

1 Comment

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